Introduction :
Juste un petit mot sur « l'art du portrait », ne vous en faite pas je n'ais nullement de vous faire un cours sur les techniques employés, ni sur l'évolution des différentes formes de portrait dans le temps, mais bien de vous parler de ma façon de procéder. Et voila, je viens déjà de perdre 50% de mes auditeurs. Continuons au moins pour ceux qui restent.
Je crois que le portrait est ce qu'il y'a de plus difficile en dessin, pour la simple et bonne raison qu'il n'existe qu'une seule et unique combinaison par personne. Prenez un visage, ce n'est, dans l'absolue, rien de plus qu'un nez, deux yeux, une bouche, et deux sourcilles. N'est ce pas ?
Et pourtant, hormis les jumeaux, ils n'existent pas sur terre deux personnes semblables. Fermez les yeux, et imaginez le nombre de combinaisons que cela implique ! Une simple erreur de chiffre et ce n'est plus la même personne qui est représenté.
A la rigueur quand vous dessinez un arbre, vous vous foutez pas mal de savoir s'il ressemble ou non à l'arbre qui vous à servit de model, tant qu'il ressemble à un arbre ! Cela se complique quant il s'agit d'une personne réel, dans ce cas, votre dessin ne doit pas seulement ressembler à un être humain parmi tant d'autre, mais aussi et surtout à la personne que vous êtes sensé représenter. Ajoutez à cela la multitude d'émotion pouvant être exprimé par un visage humain, joie, colère, fatigue, stress...n'avez-vous jamais remarquez à quel point cela peut transfigurer un visage. A la fois semblable et différent. Semblable par les traits, différent par l'émotion. Ca n'a l'aire de rien mais c'est une alchimie très dure à concevoir.
Remarquez que les personnes représentés ici, on pour la plupart l'air très serein. Pour deux raison notamment. La première étant que je cherchais avant tout à me concentrer sur la personne, sur son moi profond, et non sur l'expression d'un instant. La deuxième est que je suis une novice en matière de dessin, il n'y parait pas mais il y'a encore quelque mois, je ne représentais que des filles à l'aire stupide habillées en princesse. (J'exagère un chouilla.) N'avez-vous jamais remarqué que la plupart des personne qui dessine, je ne veux pas dire les vrais peintres, mais les ados qui se disent doués en dessin, dessine essentiellement des femmes, et à la rigueur quelque hommes, toujours très efféminés. Pourquoi ? Mais parce qu'elles ont des traits beaucoup plus fin que les hommes et sont par conséquence beaucoup plus facile à représenter.
Ainsi, j'ai moi-même été pendant longtemps incapable de représenter un homme, sans que celui-ci ne puisse être confondu avec une femme. Il en va de même pour les personnes que je tentais de représenter : le dessin ne ressemblait jamais au model.
Et puis un jour, j'ai eu une sorte de déclique, je me suis dis que si je voulais progresser en dessin il fallait un minima que mes hommes ressemble à des hommes, et mes dessins aux personnes que je tentais représentés. C'était une sorte de chalenge que je me lancé, sortir de la masse des petits griffonneurs et me mettre véritablement à dessiner. (Plus seulement dans mes cours si vous voyez ce que je veux dire.) Un après midi passé assise à mon bureau plus tard, il en est ressorti mon dessin n°1, premier d'une longue série, et qui était plus une esquisse qu'un dessin à la vérité. Mais ce n'était pas qu'une histoire de « challenge », non, il y'avait autre chose dans ce premier dessin... une sorte de volonté démiurgique de s'emparer de l'image de la personne. C'est une sensation un peut étrange que de capter l'image d'une personne en la dessinant. Quant on passe toute une journée à dessiner quelqu'un on finit par avoir l'impression de le connaître sous toute ses facettes, sa photo qu'on a trop souvent regardée reste gravée dans votre mémoire, et vous avez l'impression que dorénavant vous pourriez le représenter sans même la regarder. Et parce qu'on connait ses traits et parce qu'on a passé de longues heures plongé au fond de ses yeux, on à l'impression de s'être rapproché de la personne dessiné, de mieux la connaître. Oui voila ce qui m'avais amené quelque mois plus tôt à réaliser ce tout premier vraie dessin. L'envi de pénétrer au fond de son être, de découvrir l'homme sous la célébrité. En fait si vous retirez de cette série de portraits les dessins de mes proches, ainsi que les trois portraits féminins qui ne sont là que pour « la déco » (je dessine toujours mieux les femmes que les hommes.) et pour garantir une certaine part de parité, vous abstiendrait à quelque chose prés (Il en manque pas mal à l'heure actuel) la liste des personnes que j'admire le plus, et que j'aimerais le plus connaître. Il existe différentes formes d'admiration pouvant être portés à un individu. On peut l'admirer uniquement pour sa beauté, mais aussi pour sa personnalité ou son talent. On à ici un très jolie concentré des trois, bien que ce soit généralement le talent qui prévôt chez toute ses personnes. Quoi qu'il en soit voici donc une bien étrange collection qui me fait un peut penser à celle que possédait Jean Batiste Grenouille dans « Le parfum » de Patrick Süskind. C'est un personnage qui souvent parait antipathique à la plupart des personnes ayant lu le livre et pourtant nous avons plus d'un point en commun, lui et moi. Lui tuait des jeunes filles pour capter leur parfum, moi moins direct dans mes amours je me contente de choisir une image via internet pour m'emparer de leurs physionomie. Bon combiens me reste-t-il d'auditeurs ?